LES SAPEURS POMPIERS D'AYDAT
  Les gestes qui sauvent
 



L'hémorragie


Comment reconnaître une hémorragie ?
Le sang s'écoule abondamment à l'extérieur du corps par une plaie.

Que faire ?

  • Comprimer immédiatement la plaie qui saigne avec un coussin hémostatique ( ou à défaut avec la paume de la main),
  • en se protégeant à l'aide d'un gant.
  • Allonger la victime,
  • Faire alerter les secours,
  • Conserver cette compression jusqu'à l'arrivée des secours.
  • Surveiller la victime jusqu'à l'arrivée des secours.

Pourquoi agir ainsi ?

En maintenant la compression sur la plaie qui saigne, vous stoppez l’hémorragie, et évitez que la victime ne perde trop de sang.

Si la victime perd trop de sang, elle peut mourir rapidement.

En l’allongeant, vous évitez qu’elle ne soit prise d'un malaise dû à la perte d’un volume trop important de sang, et ne tombe.

La perte de conscience


Comment reconnaître une victime inconsciente ?

La victime est inconsciente quand :

  • Elle ne répond pas aux questions simples : «m’entendez-vous ?», «que s’est-il passé ?», «que vous est-il arrivé ?»…
  • Elle ne répond pas aux ordres simples : «ouvrez les yeux !», «serrez-moi la main !»,…

Que faire ?

  • Desserrer la ceinture et le col pour lui faciliter sa respiration,
  • Basculer prudemment sa tête en arrière en tirant le menton vers le haut pour éviter que la langue ne tombe en arrière
  • dans la gorge et ne gène la respiration de la victime, regarder dans la bouche pour retirer d'éventuels corps étrangers visibles.
  • S’assurer que la victime respire en vous penchant au-dessus de sa bouche,
  • Placer la victime sur le côté.
  • Donner l'alerte ou faire alerter les secours.
  • Surveiller la victime jusqu'à leur arrivée.

 

Comment placer la victime sur le côté ?

  1. Écarter son bras du côté de retournement à angle droit de son corps et plier le coude, paume de la main tournée vers le haut.
  2. Saisir l'épaule et la hanche de la victime du côté opposé.
  3. Tout en maintenant la main, saisir la jambe opposée au retournement derrière le genou, la replier pied au sol
  4. Faire rouler lentement le corps en tirant sur le genou vers soi et en maintenant la main de la victime contre son oreille.
    Lorsque le genou de la victime est au sol, retirer la main de sous la tête de la victime en maintenant son coude pour ne pas bouger la tête.
    Ajuster la jambe pliée, de sorte que la cuisse soit à angle droit du corps.
    Ouvrir la bouche
    .

Pourquoi mettre une victime inconsciente qui respire sur le côté ?

Si la victime inconsciente reste sur le dos, elle risque de s’étouffer avec sa langue et avec ses propres vomissements.

En la plaçant sur le côté, tête en arrière, bouche ouverte et dirigée vers le sol, ses vomissements s'écouleront librement sur le sol, et la langue ne pourra plus tomber dans sa gorge. Ainsi elle ne risquera plus de s'étouffer ! De plus lors du retournement, en maintenant la main de la victime sur son oreille on assure la stabilité de la nuque et on limite les risques de lésion de la colonne cervicale.

En aucun cas vous ne devez laisser une victime inconsciente qui respire sur le dos.




Le malaise cardiaque


Comment reconnaître un malaise cardiaque ?


La victime se plaint d’une violente douleur dans la poitrine. Cette douleur la serre comme un étau. La victime est angoissée, elle peut avoir également mal dans un bras, dans la mâchoire, dans le dos, au ventre,…

Que faire ?

Mettre la victime au repos : lui proposer de s'allonger sauf si elle préfère une autre position.

Lui poser quelques questions :

  • Lui demander depuis combien de temps la douleur s'est installée,
  • Lui demander si c'est la première fois qu'elle ressent cette douleur,
  • Lui demander ce qu'elle fait quand elle a ce genre de douleur (prise d'un médicament particulier,…),
  • L'interroger sur son état de santé habituel : traitement en cours, maladies particulières, hospitalisation…

Si la victime possède le médicament qu'elle prend habituellement pour ce genre de douleurs, l'aider à prendre le(s) médicament(s)

comme l'a prescrit le médecin traitant (même nombre, même type,…),

  • Alerter le SAMU (15) et transmettre tous les renseignements en votre possession.
  • Suivre les indications du médecin du SAMU.
  • Surveiller la victime jusqu'à l'arrivée des secours.

Pourquoi agir ainsi ?

En installant la victime en position de confort, vous évitez qu’elle ne s’agite et vous permettez qu’elle se repose confortablement en attendant les secours.
En l’interrogeant sur son état de santé habituel, et en la questionnant, vous permettez, lors de votre contact avec le médecin du SAMU, que celui-ci prenne mieux connaissance des problèmes médicaux de la victime, pour une meilleure prise en charge par les secours. En l’aidant à prendre le(s) médicament(s) comme l’a prescrit le médecin traitant (même nombre, même type,…), vous évitez qu’elle ne se déplace et ne se fatigue encore plus.

En aucun cas vous ne devez donner d’autres médicaments que ceux prescrits par le médecin traitant pour ce genre de douleur.




Les Brûlures

Que faire ?

  • Refroidir la brûlure en l'arrosant immédiatement pendant 5 minutes à l'eau froide, sans pression sur la brûlure.
  • Retirer les vêtements pendant l'arrosage, à l'exception de ceux qui adhèrent à la peau.

Si la brûlure est très étendue, ou que les cloques sont de grandes tailles (plus de la moitié de la paume de la main de la victime), la brûlure est dite grave. Il faut allonger la victime sur la région non brûlée. L'installer en position demi-assise si elle présente des difficultés respiratoires. Alerter au plus vite les secours. Surveiller la victime jusqu'à l'arrivée des secours.

Si la brûlure est simple
, l'arrosage peut être poursuivi plus de 5 minutes pour limiter la douleur, protéger la brûlure, ne pas percer la cloque. Surveiller la brûlure, si elle devient chaude, gonflée ou si elle continue à faire mal dans les 24 heures, consulter un médecin.

Pourquoi arroser une brûlure ?

En arrosant une brûlure avec de l’eau froide, vous permettez :

  • Un refroidissement immédiat de la zone brûlée,
  • Une diminution immédiate de la douleur,
  • Un arrêt de l’extension en taille et en profondeur de la brûlure, en particulier en cas de brûlure par produits chimiques
     

 

En cas de brûlure grave, l'arrosage de plus de cinq minutes entraîne le refroidissement de la victime.

Cas particulier :
La victime a avalé un produit chimique.
Que faire ?


Allonger la victime et alerter les secours (SAMU : 15).

Vous ne devez jamais :

  • Faire boire quoi que ce soit à la victime. En effet, dans ce cas, vous augmentez le risque de vomissements du produit chimique.
  • Faire vomir la victime. En effet, dans ce cas, le nouveau passage du produit chimique dans les voies digestives aggraverait les lésions déjà instaurées.





Les Plaies

Comment reconnaître une plaie grave ?

Il s'agit d'une plaie étendue, souillée, contenant des corps étrangers ou d'une plaie située au niveau du ventre, de la poitrine ou de l’œil.

Que faire en cas de plaie superficielle ?

  • Nettoyer la plaie avec une compresse et un désinfectant, ou soit à l’aide de tampons désinfectant. EVITER LA COTON pour nettoyer !
  • Protéger la plaie avec un pansement si besoin.

Que faire en cas de plaie grave ?

  • En règle générale, allonger la victime pour éviter qu’elle ne s’agite et la mettre au repos.
  • Alerter les premiers secours.
  • Surveiller la victime jusqu'à leur arrivée.

Cas particuliers :

Plaie à la poitrine :
Mettre la victime en position demi-assise pour faciliter sa respiration.

 

Plaie au ventre :
Mettre la victime en position allongée jambes fléchies pour diminuer la douleur et faciliter sa respiration.

 

Plaie de l'œil :
Mettre la victime allongée sur le dos, tête calée, les yeux fermés. Demander à la victime de ne pas bouger les yeux pour ne pas aggraver les lésions.

 

Les accidents domestiques :

intoxications aux produits ménagers

 

Ils représentent 25 % des intoxications accidentelles de l'enfant (15 000 cas annuels). Leur gravité dépend du caractère caustique de certains produits, heureusement peu fréquemment rencontrés (5 % des cas).

  • Les produits ménagers se divisent en deux grandes catégories de produits :
    • Les substances simplement irritantes pour l'intestin et peu dangereuses. Les plus fréquentes : eau de Javel diluée à 12º Cl (bouteille du commerce ou reconstitution d'un litre à 12º après dilution d'un berlingot dosé à 48º Cl), les produits de vaisselle ou de lessive à la main.
    • Les caustiques, produits fortement basiques ou acides, dangereux ou très dangereux :
      • déboucheurs de canalisations, en paillettes ou liquide, contenant jusqu'à 30 % de soude caustique ;
      • produits décapant pour le four, contenant 4 % de soude caustique ;
      • poudre de lavage pour machine à laver la vaisselle dont l'alcalinité est forte (pH 13) ; un produit de pH_11 sera commercialisé en 1998 (classé irritant) ;
      • détartrants liquides, produits acides ; antirouilles pour le linge contenant des fluorures ;
      • eau de Javel  diluée à 48° cl ;
      • ammoniaque ou alcali du commerce.
      • détachants : ils contiennent des dérivés pétroliers comme le trichloréthylène. En dix ans, les CAP de France ont enregistré 10 décès, souvent chez les enfants agés de 3 à 5 ans, en raison des troubles et lésions respiratoires d'apparition extrêmement rapide avec coma, hémorragies et collapsus cardio-vasculaire ;
      • solvants de peinture (white-spirit) ;
      • benzène, acétone ;
      • antigel ;
      • produits utilisés pour le nettoyage des vitres et des métaux ayant pour solvant du pétrole, de l'alcool éthylique ou d'autres substances (ammoniaque, trichloréthylène, formol, etc.) ;
      • désodorisants de WC, blocs et boules antimites ;
      • cires et encaustiques contenant des dérivés pétroliers (térébenthine).

Quel que soit le produit ménager en cause, une seule attitude :

NE RIEN FAIRE et NE RIEN DONNER PAR LA BOUCHE
    • Pas d'eau, qui entraînerait le produit plus loin, dissoudrait les paillettes, facteur d'extension et d'aggravation des lésions ; risque de mousse asphyxiant l'enfant par envahissement de la gorge et des voies respiratoires.
    • Pas de lait (ce n'est pas un antipoison).
    • Pas de produit neutralisant, inefficace, vu la rapidité de constitution des lésions, d'emblée maximales.
    • Pas de pansement gastrique  qui gênerait l'examen des lésions par le spécialiste ORL.
    • Pas de vomissement provoqué.
    • Conduire l'intoxiqué dans le service ORL d'urgence désigné. L'enfant subira probablement une œsophagoscopie sous anesthésie générale pour voir l'étendue des lésions.
    • S'il présente des difficultés pour respirer, faites appel immédiatement au Samu (15).

 

  • Cas particulier : projection d'un caustique basique ou acide sur la peau ou dans l'œil :
    • Lavez immédiatement et abondamment à l'eau pure du robinet pendant 15 minutes, puis recouvrez de compresses maintenues par une bande Velpeau sans compression ;
    • Ne mélangez jamais un détartrant acide avec de l'eau de Javel. Les vapeurs de chlore irriteraient les yeux, les voies respiratoires et créeraient des troubles respiratoires neurologiques et graves.

     

  • Mesures de prévention :
    • Depuis 1992, tous les produits toxiques et corrosifs doivent être munis d'un système de fermeture à l'épreuve des enfants de moins de 4 ans.
    • Les produits ménagers doivent être placés plutôt en hauteur et, pour les plus dangereux, hors de la cuisine, de la salle de bains ou des toilettes, dans des lieux inaccessibles aux enfants et fermés efficacement.
    • Depuis un décret de 1994, tous les antigels doivent contenir un amérisant puissant comme le Bitrex.
    • Comme il s'agit le plus souvent de jeunes enfants de moins de 4 ans qui s'intoxiquent avec les produits ménagers, on peut maintenir les produits d'utilisation courante et peu dangereux dans un placard sous l'évier à condition de le fermer efficacement par un système de fermeture à l'épreuve des jeunes enfants de moins de 4 ans, comme le système Butak.
    • Lors de l'utilisation des produits caustiques ou potentiellement dangereux, éloignez l'enfant de moins de 7 ans.
    • Condamnez la pièce tant que le produit stagne dans l'appareil sanitaire à déboucher, puis rincez-le correctement.
    • Ne transvasez aucun produit ménager dans une bouteille d'eau minérale ou un autre récipient à usage alimentaire (boîte de conserve, verre, etc.).
    • Utilisez des flaconnages spécifiques achetés dans le commerce pour diluer vos extraits concentrés (ex. : eau de Javel, lave-vitre, détartrant…).
    • Apprenez à l'enfant à reconnaître les produits ménagers et sensibilisez-le aux dangers par des explications simples, et non en l'écartant systématiquement, dès qu'il est en âge de comprendre (3-4 ans).

 


 

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Mis à jour le 08 / 08 / 2017
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